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Resserrement des conditions d’octroi de crédit :STOP aux fausses rumeurs !

Depuis l’été dernier, et avec un regain de vitalité depuis quelques jours, raisonnent ça et là des
sirènes alarmistes qui chantent en coeur le prétendu resserrement des conditions d’octroi de crédits
aux particuliers « les banque prêtent beaucoup moins facilement qu’avant » tout en s’appuyant sur
une étude de la Banque de France. Or, l’étude publiée le 9 mai 2008 par la Banque de France dit
purement et simplement le contraire : « pour le crédit aux ménages, quasi-stabilité des critères
d’octroi (…). Pour le deuxième trimestre, les banques prévoient généralement de laisser leurs
critères inchangés (…)
». En effet, cette étude met justement en parallèle les crédits aux
entreprises « poursuite du resserrement des critères d’octroi au premier trimestre 2008 (…) Pour le
deuxième trimestre, les banques prévoient de durcir encore leurs critères » et les crédits aux
ménages pour constater le resserrement pour les crédits à destination des entreprises a contrario
des conditions d’octroi aux ménages qui restent inchangées.
Alors que beaucoup d’informations sont aujourd’hui trop vite diffusées, il est important de mesurer
avec précision les messages qui sont envoyés, particulièrement dans les situations de marché
difficile
ou trouble.
S’il est indéniable que, crise des subprimes et dépréciation d’actifs aidant, les conseillers des
réseaux bancaires français ont eu un rappel à l’ordre en ce qui concerne l’exactitude de leur travail
d’instruction des dossiers de financement, nous l’affirmions avec force : les critères de financement
ne sont pas plus sévères aujourd’hui qu’ils ne l’étaient avant l’été.
Néanmoins, force est de constater que les ménages ont plus de difficultés à trouver un financement.
L’explication est très simple : l’application du taux d’endettement maximum fixé – classiquement - à
33% mais associé à une hausse des taux et à une hausse des prix. De ce fait, des ménages qui
étaient finançables il y a encore 1 an, dépassent aujourd’hui le taux d’endettement classiquement
fixé par les banques et deviennent non finançables. « Nous avons calculé qu’à revenus équivalents,
si vous appliquez 0,65% de hausse sur le taux (celle enregistré entre 2007 et 2008) et 2,5% de
hausse sur les prix de l’immobilier (2007 également), 16% des dossiers qui étaient finançables en
janvier 2007 ne le sont plus aujourd’hui car ils dépassent les 33% d’endettement. » Explique
Geoffroy Bragadir, Porte-Parole d’Empruntis.com. « Les banques partenaires d’Empruntis continuent
à utiliser le crédit immobilier comme outil de captation d’une nouvelle clientèle, ajoute-t-il, et font le
maximum tout en gardant une marge viable pour proposer des produits nouveaux et attractifs ;
l’exemple le plus probant est que nous disposons toujours d’offres de financement à 110% c’est-àdire
permettant d’emprunter même sans avoir de quoi financer les frais de notaire. Seul les
conditions d’octroi des crédits relais ont changé dans certaines régions, les banques prenant en
compte la baisse des prix de l’immobilier. »

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Catégories : Economie, Banque, Assurance

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